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18 AGENDA
FILMKRITIK
woxx | 17 04 2015 | Nr 1315 KINO I 17.04. - 21.04.
Un bien maigre bilan qui enchantera néanmoins les enfants. (ft)
Dear White People
USA 2014 de Justin Simien. Avec Tyler James Williams, Tessa Thompson et Kyle Gallner. 108’. V.o., s.-t. fr. + nl.
À partir de 12 ans.
Utopia
L’élection de Samantha White à la tête d’une résidence universitaire historiquement noire conduit à un affrontement interculturel remettant en question les conceptions de chacun sur ce que signifie être noir. Alors que Sam se fait un nom en animant une émission de radio intitulée « Dear White People », le journal humoristique blanc de la faculté va organiser une soirée Halloween dont le thème n’est autre que « Libérez le nègre qui est en vous ».
Plein d’images mystérieuses, « Lost River » manque de cohérence.
RYAN GOSLING
Le monstre du lac
XX
Luc Caregari
N’est pas David Lynch qui veut - malgré des images très belles et des idées intéressantes, « Lost River » est comme une sauce qui ne prend pas.
Ça commence sur des airs de crise que nous connaissons trop bien : quelque part en Amérique du Nord profonde, une petite ville, Lost River, est devenue la proie des spéculateurs. Les habitants ont souscrit des cré- dits et des hypothèques totalement fantaisistes et n’arrivent plus à payer leurs maisons. Des massacres d’ha- bitations à la pelleteuse rythment dès lors leurs journées. Le point de départ du premier film écrit et réalisé par l’acteur Ryan Gosling est donc la fameuse « crise des subprimes », qui s’est transformé en cataclysme mon- dial dont la planète ne s’est toujours pas remise.
Au lieu de continuer sur la piste du ci- néma social, Gosling préfère entraîner le spectateur dans un monde absurde et surréel, où les chemins et les signi- fications se perdent. C’est l’histoire de Billy, mère de deux garçons, Bones et Franky - le premier est un ado et le deuxième un bout de chou d’à peine trois ans. Pour pouvoir garder sa maison, elle accepte un travail proposé par le directeur d’une banque dans une sorte de cabaret - très, très -
macabre. Bones se brouille avec Bully, un autre jeune qui fait la loi dans la ville décrépie, sur un trafic de cuivre extrait des maisons en ruine. Ce n’est que l’apparition de Rat, la belle et jeune voisine de la famille, qui le met sur la bonne piste et l’aide à briser la malédiction qui plane sur Lost River depuis les années 1950.
On ne peut pas reprocher à Gosling de ne pas savoir comment mettre en scène des images époustouflantes et lourdes d’atmosphère. Surtout celles qui se passent au cabaret présentent des cadrages et des couleurs mar- quantes - qui rappellent néanmoins beaucoup deux films de David Lynch : « Lost Highway » et surtout « Mul- holland Drive ». Ses personnages sont bien dessinés aussi. De Bully le mafieux fou furieux et son fétichisme pour les ciseaux, en passant par Rat, meurtrie par la solitude, jusqu’à Billy, la mère prête à - presque - tout pour protéger son petit bout de rêve américain.
Pourtant, le bât blesse en ce qui concerne la cohérence et certaines séquences du film. Pourquoi un petit con comme Bully fait-il la loi ? Quel rapport entre la « crise des sub- primes » et une malédiction qui a frappé la ville dans les années 1950,
quand les villes adjacentes furent sub- mergées dans l’eau pour la construc- tion d’un barrage ?
Sur ces questions, comme sur beau- coup d’autres, le premier-né de Ryan Gosling laisse le spectateur sur sa faim et c’est sans doute une des raisons principales pour laquelle il a engrangé des tonnes de critiques destructrices. Car il est vrai que, concernant ce point, « Lost River » a plutôt l’air d’une oeuvre produite dans le cadre d’un cours de cinéma que d’un pro- duit destiné de prime abord au grand écran.
Pourtant, condamner un cinéaste débutant pour avoir eu trop d’ambi- tions n’est peut-être pas le plus juste, surtout eu égard au fait que « Lost River » a aussi ses mérites.
En tout cas, l’acteur fétiche de toute une génération ne devrait pas s’en décourager pour retourner derrière les caméras dans le futur.
A l’Utopia.
Une aubaine satirique sur une Amérique en recherche de repères - et un film critique sur l’ère Obama. (lc)
Der Nanny
D 2015 von und mit Matthias Schweighöfer. Mit Milan Peschel und Paula Hartmann. O.-Ton. Ab 6.
Ciné Waasserhaus, Cinémaacher, Orion, Prabbeli, Scala, Starlight, Sura, Utopolis Belval und Kirchberg
Clemens steckt mitten in den Planungen zum größten Bauprojekt seiner bisherigen Karriere. Um endlich loslegen zu können, muss er nur noch einige Mieter aus den Wohnungen vertreiben. In all dem Stress findet er nur wenig Zeit für seine beiden Kinder weswegen er deren Betreuung häufig Kindermädchen überlässt. Seit neuestem soll Rolf diese Aufgabe übernehmen. Clemens ahnt jedoch nicht, dass es sich bei dem zuvorkommenden Mann um einen der Mieter handelt, die seinetwegen ihre Wohnung verloren haben.
Faustino
L 2015, Dokumentarfilm vum Andy Bausch. 90’. O.-Toun, fr. Ët. Fir all.
Ciné Waasserhaus, Cinémaacher, Kinosch, Le Paris, Starlight, Utopia
Dem Fausti, deen net réischt zanter sengem sexistesche Lidd „Zwou Boulle Mokka“ landeswäit bekannt gouf, gëtt hei schonn zu Liefzäiten en Denkmal gesat.

