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4 AGENDA
eVenT
woxx  |  17 04 2015  |  Nr 1315 WaT aSS LaSS i 17.04. - 26.04.
männer am Hierscht, vum Bernd  Kietzke, Theatersall (rue Jean Gallion), Oberkorn, 18h. Tel. 691 61 65 87  (Méi. - Fr. 18h - 20h). 
inger_Celis_ekman, Choreografien  von Johan Inger, Stijn Celis und  Alexander Ekman, Saarländisches  Staatstheater, Saarbrücken (D), 18h. Tel. 0049 681 30 92-0. 
konTerBonT
Glacismaart, Glacis, Luxembourg, 10h.
Les oiseaux nicheurs au Grund,
promenade guidée avec Claude  Heidt, rendez-vous à la réception du  Naturmusée, Luxembourg, 10h - 12h. Tél. 46 22 30-1.
moolt ons een ..., kreative  Familjebrunch, Carré Rotondes, Luxembourg, 11h. rotondes.lu/abo
Second Life : le fort Thüngen,
atelier pour adultes et adolescents,  avec Pit Vinandy, Musée Dräi Eechelen, Luxembourg, 14h (L/D/F).
manufaktur Dieudonné, Führung  durch die Ausstellung, Luxemburger  Spielkartenmuseum, Grevenmacher, 14h30 + 16h. Tel. 26 74 64-1.
L’œuf, le nid et l’oiseau, atelier de  vacances pour familles et visiteurs  individuels, Naturmusée, Luxembourg, 14h30. Tél. 46 22 30-1.
Mo, 20.4.
konferenz
Großeltern und ihre enkel -
Das Besondere an dieser wichtigen Beziehung, Eltern- und  Großelternabend mit Jeanine  Schumann, Club Senior Muselheem, Wasserbillig, 15h.
Luxemburg im netz, luxemburgische  Twitter-Nutzer ziehen eine Bilanz  der nationalen Netzpolitik, mit Steve  Clement, Jan Guth, Marco Teusch,  Jerry Weyer und Sven Wohl, Exit07, Luxembourg, 19h. Org.: Chaos Computer Club Lëtzebuerg. 
muSek
Saga, Spirit of 66, Verviers (B), 20h. www.spiritof66.be
marcus miller, Rockhal, Club, Esch, 21h.
POST-MATH
Mutés
Luc Caregari
Le printemps se réveille et avec lui la scène luxembourgeoise. une semaine avant le festival out of the Crowd, c’est aux héros locaux de mutiny on the Bounty de présenter leur dernier- né à la kulturfabrik, ce weekend.
Une bonne décennie déjà qu’ils se  tapent l’incruste dans les salles de ré- pétition de la Kulturfabrik. Parmi tous  les groupes qui s’y gèlent les doigts en  hiver et se noient dans leur sueur en  été, les Mutiny on the Bounty sont pro- bablement les plus productifs et les  plus assidus à la tâche de vivre leur  rêve de musiciens. Leur première ap- parition discographique date de 2005 :  un split avec leurs amis de Treasure  Chest at the End of the Rainbow,  sur lequel ils exploitent déjà leurs  talents de math-rockeurs en associant  mélodies chaudes à une technicité  sans merci. Et enregistrent un premier  succès international en signant une  distribution au Canada avec le label  « New Romance for Kids » - tandis  qu’en Europe, c’est toujours de façon  « do-it-yourself » qu’ils procèdent. 
Ce qui changera avec leur premier vrai  album, « Danger Mouth », quelques  années plus tard. Le disque toujours  enregistré à Esch sera distribué en Eu- rope continentale, au Royaume-Uni et  même au Japon. Il présente les mêmes  tonalités colorées et la même énergie  déjantée que le split, mais dénote déjà 
d’un certain gain en maturité concer- nant la finesse des compositions. Ce  qui n’a pas échappé au public, qui  s’accroit de mois en mois au cours des  tournées internationales qu’ils enchaî- nent comme des vrais Stakhanovs de  la musique. 
L’album suivant, « Trials », aurait pu  être la fin de Mutiny on the Bounty  comme on le connaissait. Et cela pour  deux raisons : des changements de  line-up (un nouveau guitariste et un  bassiste de surcroît) et la tentation  de l’exploit d’enregistrer avec une  coryphée internationale. Un exercice  auquel leurs acolytes d’Inborn - avec  Ross Robinson - et avant eux Tor- pid - avec Steve Albini - n’avaient  pas survécu. Ayant optés pour Matt  Bayles, connu pour son travail avec  Isis, Soundgarden, Pearl Jam, Botch  et beaucoup d’autres, les musiciens  ramènent leur nouvelle perle « Trials »  d’une éprouvante session à Seattle.  Mais les efforts ont été payants :  « Trials » est devenu leur album  de la maturité et de la réinvention.  Plus froides et moins complexes, les  chansons présentes sur cet album  n’en sont pas moins dansables. Ceci  est dû aux rythmiques recherchées et  conséquentes et à la production tout à  fait massive achevée outre-Atlantique.
Des années de tournées plus tard,  c’est au tour de « Digital Tropics » de 
voir le jour. Enregistré à la maison  eschoise, il ne néglige pourtant pas  les leçons du passé. C’est un son  encore plus poussé vers les guitares  ultra-aigües introduites par « Trials »,  mais conséquent dans son dévelop- pement. Les chants en sont absents,  la place est complètement réservée  à la musique. C’est un groupe qui  s’est constamment dépassé lui-même  qui nous livre « Digital Tropics », un  groupe qui a appris à développer son  propre langage, reconnaissable, qui le  démarque du reste - c’est à quoi on  reconnaît les vrais artistes.
Le release de « Digital Tropics » qui  prendra sûrement l’air d’une grande  fête, ce sera vendredi prochain dans  la grande salle de la Kulturfabrik en  compagnie de No Metal in this Battle  et Mount Stealth. 
Ce vendredi 17 avril à la Kulturfabrik.
Malgré quelques  mutations, Mutiny  reste un des  meilleur groupes  du pays. 


































































































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